Abolition de la peine de mort

Le groupe de la rive-sud d'Amnistie internationale, comme l'ensemble du mouvement, travaille pour l'abolition de la peine de mort partout dans le monde. Les actions se font à raison d'environ une tous les deux mois. Elles consistent généralement en l'écriture de lettres pour demander la grâce pour des condamnés à mort ou parfois pour promouvoir des lois ou des traités qui abolissent la peine de mort.

Amnistie internationale est opposée à la peine de mort qu'elle considère comme une violation de l'article 3 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, le droit à la vie. Elle considère également la peine de mort comme une forme extrême de torture.

Le groupe de la rive-sud est intervenu plusieurs fois pour des condamnés à mort aux états-Unis, notamment pour le canadien Stanley Faulder qui a été exécuté même si l'état du Texas avait violé ses droits consulaires tels que stipulés dans la Convention de Vienne. Nous avons aussi lancé des appels pour plusieurs personnes dans le couloir de la mort en Russie et nous avons protesté contre des exécutions en Arabie Saoudite. Dans le cas de la Russie, nous avons eu la joie d'apprendre en 1999, que le président Yelstin a commué toutes les condamnations à mort.

Il y a une forte tendance mondiale, qui se poursuit depuis de nombreuses années, vers l'abolition de la peine de mort. Dans le monde, en janvier 2000, il y avait 73 pays complètement abolitionnistes, 13 pays abolitionnistes pour les crimes de droits communs et 22 pays abolitionnistes de facto (qui n'ont procédé à aucune exécution depuis 10 ans). Ce qui fait 108 pays abolitionnistes. 87 pays sont rétentionnistes. En 1999, Amnistie internationale a recensé 1813 exécutions dans 31 pays et 3857 condamnations à mort dans 63 pays.

Responsables du dossier: Pierre Langlois et Gilles Sabourin